Mon livre/magazine coup de coeur : Red Collector

« Quand on peut s’offrir un sac à 3.000 euros, on a les moyens d’investir 40 euros dans un magazine de luxe »
Mieux que de tenter de vous expliquer à quoi ressemble ce nouveau magazine plus proche du livre d’art que du simple magazine luxe, je vais vous essayer de vous donner envie de découvrir cette nouvelle aventure qu’est Red Collector à travers l’édito de son génialissime inventeur, Luigi Di Donna.
« Red Collector ose. Provoque. Interpelle. Touche poussé par l’envie irrésistible d’être audacieux, innovant, chahuteur, faiseur de rêves telle une fenêtre ouverte sur le bonheur : libre penseur et créateur dans un monde anxiogène et terne. Le crédo de Red Collector est inscrit dans l’ADN de son nom : il a pour vocation d’être recherché, collectionné, lu et relu avec bonheur, traversé de frissons comme un 33 tours vintage dont il a emprunté le format. Il vous offre à voir, à ressentir des photos intenses, vibrantes, parfois libertines au réel parti pris créatif, à la liberté de ton et d’esprit volonbtiers qui ne laissent pas indifférents : sublimes concentrés d’imaginaire pour vous faire rêver, voyager dans l’espace et le temps! C’est pourquoi leur mise en scène est une règle d’or du magazine! Le tout, sans perdre de vue l’élégance, le chic, le sex appeal, le style, la créativité, parfois l’anticonformisme inhérents à la mode, à la beauté et aux autres univers liés à la création comme le design, l’architecture qui me passionnent depuis toujours. »
Red Collector sortira deux fois par an, été et hiver, le premier numéro est disponible chez : la librairie de la Mode,art décoratifs, artcurial , Agora, Musée des Arts Déco, OFR, Artcurial, Whsmith,et chez tous les endroits un peu branché au prix de 30€ seul ou 40€ dans son coffret collector.
Autre information de haute importance, dans le prochain numéro à paraitre en décembre, toutes les séries mode seront dirigées par la brillantissime styliste Sylvie Portugal!!!
Luigi Di Donna, photographe de mode qui lance Red Collector, un des magazines les plus chers du monde. A l’heure où les Bourses du monde entier donnent des sueurs froides, ce pari fou et innovant n’est peut-être pas totalement déraisonnable.
Quel a été votre parcours?
Après avoir fait l’école de photographie Louis Lumière, j’ai été l’assistant d’un grand photographe à New York. Ensuite, j’ai travaillé à Milan avec les plus grandes agences de mannequins. Puis je suis revenu à Paris avec un book solide et professionnel. Je décide avec qui je veux travailler et sur quels sujets. Je refuse qu’on m’impose des codes car je veux plus que tout montrer ma vision sans me laisser influencer ou enfermer. Comme au cinéma, dont je suis un passionné, je mets l’image en scène en cherchant pour chaque shooting le décor, l’ambiance et je dessine un storyboard. Je ne travaille pas en studio. Je cherche les décors comme au cinéma. Je shoote toujours en lumière du jour.
Quel est le concept de Red Collector ?
Je me suis inspiré d’un objet, d’un 33 tours vintage des Rolling Stones qu’on m’avait offert. J’ai constaté que, pour la plupart des magazines avec lesquels j’ai travaillé, lorsqu’une photo plaît à un lecteur, il déchire la page et la range avec d’autres. Moi, je voulais faire un magazine que l’on garde, un collector que l’on range dans sa bibliothèque. Quand on sort un disque de sa pochette, pour le mettre sur la platine, on y fait attention. C’est la même chose avec le Red Collector. Quand on le sort de son coffret, on le respecte. J’ai repris cette idée de l’énorme format carré du 33 tours (310 mm x 310 mm). Le magazine qui en résulte est de grande qualité. C’est un très bel objet qui pèse 3 kg ! Le papier est en 200 g et la couverture en 400 g. Il sortira 2 fois par an, en juin et en décembre. Son positionnement est très haut de gamme puisqu’il se vend 30 euros et même 40 euros avec le coffret.
Quelle est la ligne éditoriale?
La priorité, c’est la qualité de l’image ! Red Collector traite de l’art, de l’architecture, du design, de la décoration, de la mode, de l’accessoire, de l’illustration, du voyage, de la gastronomie et de l’enfant. Il y a même l’horoscope ! Chaque collaborateur a le droit de s’exprimer comme il le veut. Concernant les photographes, je leur demande de me raconter l’histoire qui accompagne leurs photos. C’est ce que je publie. Par ailleurs, dans chaque numéro, il y a 5 stylistes. L’un d’entre eux va définir les thèmes à suivre. Dans le prochain numéro, nous aurons le plaisir de recevoir la styliste Sylvie Portugal. De plus, nous mettons à l’honneur un créateur dans la rubrique »Tapis rouge ». Nous l’avons dédiée à Jean-Paul Gautier dans le premier numéro. Pour la prochaine édition, ce sera Gucci. Enfin, nous allons proposer à un créateur mode ou accessoire de dessiner sa vision de la femme, par exemple, une femme nue sur le thème de la sensualité.
Une autre particularité?
Il y a une rubrique qui s’appelle »Convoitises ». Il s’agit de dénicher des produits mythiques, comme l’œuf de Fabergé. Ou de montrer comment des designers ré-interprètent des produits phare comme la bougie ou le parfum de chez Diptyque. Nous aimons raconter l’histoire d’une »maison », ressortir ses anciennes collections, ses collections vintage. Cela n’est pas coupé de l’actualité. Par exemple, Hennessy ont conçu une nouvelle carafe pour un de ses cognacs haut de gamme. C’est l’occasion de redécouvrir l’histoire de cette maison.
Vous vendez votre magazine très cher…
Oui mais regardez les sacs de chez Vuitton ou Chanel. Certains se vendent 3.000 euros ! Ceux qui peuvent se les offrir ont également les moyens d’investir 30 ou 40 euros dans un magazine de luxe. Si les gens achètent Red Collector à ce prix, c’est qu’ils estiment qu’il les vaut.
Comment distribuez-vous Red Collector?
Dans les musées, par exemple aux Arts Déco, dans les galeries d’art (Artcurial), les librairies d’art et de mode comme Agora Presse, WH Smith ou la librairie de la mode OFR à Paris. Peu à peu le réseau s’étend.
Pensez-vous devenir rentable?
Oui même si ce n’est pas l’objectif premier. D’ailleurs, notre tirage est en train d’augmenter dans une fourchette comprise entre10.000 et 40.000 exemplaires en raison de la demande qui s’exprime à l’étranger (notre magazine est à la fois en français et en anglais) : à New York, Londres, Barcelone…
© Propos recueillis par Erick Haehnsen – Légende : Luigi Di Donna, fondateur du magazine Red Collector.
markimage partenaire du magazine Red Collector.























